Vos lieux de culte Église 29

L’heure vient et la fin des souffrances (Jacques 5,7-12)

2023-10-27

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Le regard tourné vers l’avenir, vers les récoltes. La patience, c’est l’attente porteuse des fruits de la terre. Espérer Dieu et son avènement, espérer cette folle espérance que toutes les souffrances endurées auront une fin. Pas dans la mort, pas dans la limite biologique de la vie, mais dans la vie elle- même, dans la célébration d’un monde nou- veau et déjà émergent. L’auteur de la lettre s’adresse à la commu- nauté des croyantes et croyants. Il a invec- tivé les riches, les a exhortés à la repentance, auront-ils entendu? Les destinataires de cette dernière partie de la lettre travaillent la terre, comptent sur les saisons et leurs bienfaits, savent que tout arrive pour qui sait attendre et que Dieu pourvoit. Mais l’attente patiente des paysans se couple d’une attente plus fon- damentale, celle du retour du Christ. La lettre de Jacques parle ainsi à toutes les communautés, y compris à celles d’au- jourd’hui. La tension entre l’attente de la pluie ou du soleil sur les cultures et l’espé- rance chrétienne, entre la confiance en un avenir possible et l’irruption imprévisible d’un monde nouveau, caractérise les der- nières recommandations de l’auteur. Que reste-t-il de cette tension aujourd’hui? Nos communautés, nos paroisses, nos Eglises vivent-elles toujours sur cette ligne de crête entre le temps qui passe et les sai- sons qui reviennent d’une part et, de l’autre, l’espérance insensée du retour du Christ? Répondre non, c’est renoncer au cœur de la foi chrétienne. Répondre oui, c’est décider de perdre la raison.

Janique Perrin

Prière:  

Viens, Seigneur Jésus! Maranatha, tu bouleverses les temps, tu brouilles nos limites. Ouvre nos yeux à ton règne de paix que nous voulons voir.

Pensée du jour

Le ciel et la terre disparaîtront, mes paroles ne disparaîtront jamais. (Luc 21,29-38 "v. 33")

Lire la suite Proposé par : Pain de ce jour