Les marches du Festival de Cannes montées avec le Jury œcuménique pour l’avant-première du dessin animé «Spirit» avec la musique en live et une introduction pleine d’esprit d’un acteur français: ambiance très spéciale, impression d’être au cœur de l’événement. Une histoire de cheval sauvage qui trouve la crinière sœur, gros succès au box-office. À cause de la conjonction entre liberté et présence?

Pas si bête: être à la fois libre, en harmonie avec soi, avec l’environnement et aimé; difficile de souhaiter mieux. On traverse des écueils, des déserts de solitude, des océans de contraintes, des pressions de toute sorte. Envie de grands espaces, d’univers porteurs de sens, de renouvellement. Envie de plénitude, en fait.

Sur les marches du Festival chrétien: Pentecôte, tout aussi œcuménique, tout aussi animé, tout aussi libre et enrichissant, l’Esprit donné sans mesure. Souffle de Vie et de Présence, inhabitation divine en nos cœurs, riche et insaisissable: «Le vent souffle où il veut, tu entends sa voix et tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il est ainsi de qui est né de l’Esprit» (saint Jean).

Invitation à lâcher prise, à se laisser saisir, remplir, conduire par le Christ qui envoie l’Esprit. Vérité d’expérience pas canalisable par la meilleure des structures, pas étouffable par la pire des emprises. Offre faite à tout humain, défi lancé à tout chrétien: vivre de et dans l’Esprit. À mettre au sommet du box-office des Églises et au cœur de notre vie d’humain.

Antoine Schluchter, pasteur