ministeres_feminins_2Le Conseil synodal de l’EERV prend clairement distance des propos ambigus tenus par le président de la FEPS sur le ministère féminin et déplore la manière dont ils ont été repris par les médias.

Depuis cinquante ans, les Eglise romandes peuvent compter sur le ministère de femmes pasteures et diacres et se félicitent de leur apport.

Tant dans le cadre de la réflexion théologique et herméneutique qu’en matière pédagogique et relationnelle, le ministère a été enrichi par l’approche féminine. Ayant souvent souffert des dérives d’un cléricalisme patriarcal ou cérébral, les Eglises issues de la Réforme ont tout à gagner de l’accession des femmes au ministère qui contribue à une meilleure prise en compte de la globalité de la personne.

L’érosion constatée – mais souvent exagérée – de la participation au culte découle essentiellement de l’individualisation de la spiritualité et de la sécularisation de la société ; subsidiairement de la difficulté des prédicateurs, partagée tant par les hommes que par les femmes, à rejoindre leurs contemporains dans leurs préoccupations et leur langage.

Le Conseil synodal tient à dire sa profonde reconnaissance pour la foi, l’engagement et la sensibilité de tant de femmes laïques et ministres qui contribuent à la vie de l’Eglise. Aujourd’hui, avec une femme élue à la présidence de son Synode et une majorité de femmes élues au Conseil synodal, l’EERV reconnaît on ne peut plus clairement l’importance et la pertinence des ministères féminins en Eglise.

Xavier Paillard, président du Conseil synodal