Nous vivons une phase agitée liée aux changements profonds auxquels nous devons faire face.

Le Conseil synodal planche actuellement sur la vision de l’Eglise pour ces prochaines années, à la recherche d’un nouveau souffle, et c’est un euphémisme. La chance extraordinaire dont nous bénéficions pour y réfléchir sereinement tient en quelques mots: sans subventionnement de l’Etat de Vaud, point de salut. Pourtant, le temps presse, car l’institution repose sur une structure et une construction qui supportent de moins en moins les exigences du «monde actuel», pour ne pas dire qu’elles craquent de toute part.

Nous sommes actuellement dans la phase d’élaboration du budget 2021 (presque 40 millions de francs de charges). Quels sont les défis ? Un budget est un outil prospectif qui permet techniquement de poser des bases financières saines.

Certes, mais psychologiquement, il est une formidable partie d’équilibrisme entre ce qu’on peut appeler des injonctions paradoxales. En l’occurrence, la réduction du subventionnement de l’Etat par paliers annuels, la volonté de diminuer les contributions des paroisses qui souffrent dans la récolte des fonds, la nécessité de réorganiser et de renforcer certaines prestations internes, et pas des moindres, pour que l’EERV devienne un employeur aux standards, tout cela sans remplacer les ministres ou les collaborateurs qui partent à la retraite…?

Citons Mark Twain: « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.»

Perry Fleury
Conseiller synodal, trésorier