Tout perdre pour tout gagner

Le lendemain de la parution de ce billet, nous allons vivre un « culte-jazz » avec un Big Band au temple, dans le cadre du Villars Big Festival. Ça va swinguer. Et côté évangile aussi. Ça va même déranger avec des paroles centrées sur le renoncement à soi et la préférence portée sur le Christ par rapport à tout ce et à tous ceux qui nous sont chers.

Tout perdre

On y revient. Après les réactions épidermiques à un christianisme rigoriste, on découvre les bienfaits du lâcher-prise, l’importance de miser sur l’essentiel et la bénédiction que peuvent offrir une remise en question ou un changement de cap. Il se peut que les paroles du Christ soient en fait une invitation à ne pas dépendre de nos relations, à devenir nous-mêmes et, en le suivant, à découvrir la perle sous la vase. Il parle ensuite de l’accueillir, il valorise l’offrande d’un simple verre d’eau. Il y a ce qu’on quitte et ce vers quoi on va.

Tout gagner

Un jeune Erythréen arrivé jusque chez nous l’a expérimenté avec une force qui nous tire les larmes en entendant tout ce qu’il a perdu. Mais lui pense à ce que la vie lui ouvre, alors il nous dit très calmement : « T’inquiète, moi je vais toujours devant. » On lui offre l’équivalent d’un verre d’eau et lui nous éclabousse de son sourire et de sa confiance au Christ.

Tout perdre pour tout gagner, je me dis soudain que ça va de soi, même quand ça swingue. Et je me réjouis de ce qu’il reste à découvrir.

Pasteur Antoine Schluchter