Lundi 27 mars 2017

Chemin à suivre (1 Samuel 9,1-13)


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La transition est abrupte: après avoir décidé de l’élection d’un roi… nous voilà transportés chez un dénommé Qish, avec sur les bras une histoire d’ânesses égarées. Apparemment, rien à voir! Sauf que nous apprenons que son fils s’appelle Saül. Le lecteur averti sait ce qui l’attend, même si lui-même l’ignore encore. Pour l’instant, il court après les ânesses – ce qui s’avère un véritable jeu de piste: il parcourt quatre régions sans succès; à la cinquième, près de renoncer, il se laisse persuader d’aller voir «le voyant» qui réside non loin; son serviteur trouve comme par hasard de quoi le payer; près de la ville, des jeunes filles leur indiquent le chemin… qui le conduira vers Samuel. Tout dans le récit est fait pour montrer que les protagonistes ne maîtrisent rien, mais que c’est Dieu qui dirige les événements! Dans nos vies, il n’est pas toujours évident de discerner ce qui nous a conduits là où nous en sommes: est-ce dû à nos choix? Aux circonstances? Au hasard? A la main de Dieu? C’est une question d’interprétation et de regard, aussi de la confiance que nous choisissons d’accorder. Saül semble se laisser vite décourager; «retournons», «nous n’avons rien à lui amener», alors que le serviteur saisit les opportunités: «allons-y donc», «voici ce que j’ai sur moi…».

Séverine Schlüter

Prière: Seigneur, le serviteur n’en savait pas plus que son maître sur la finalité de leur voyage… mais il était prêt à se laisser guider. Donne-moi cette confiance que même si je ne comprends pas le chemin sur lequel je suis, tu sauras diriger mes pas.  

Référence biblique : 1 Samuel 9, 1 - 13

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