Vendredi 30 janvier 2015

De Saraï à Sara ou Sarah (Genèse 17,15-27)


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La Bible modifie parfois les noms: Saraï, l’épouse d’Abram, devient Sara ou Sarah, avec un h supplémentaire, soit un «heh» hébraïque. Plus exactement, le «ï» ou «y» a été échangé contre un «h». Peut-on vraiment dire que le sens a évolué de «ma princesse», une femme aimée, à «Princesse», une femme de grande lignée, en passant de Saraï, racine «sry» à Sarah «srh»? Ce nom propre féminin vient du verbe hébreu «sarar», être un prince, une princesse, gouverner, décider, régner. La traduction est habituellement: «dominer», avec la nuance si le sujet est au féminin: «être celle qui gouverne, la cheffe, la patronne». Plus précisément, le nom de Sarah rappelle la lutte de Jacob-Israël avec Dieu: «srh» signifie se battre, soutenir, persister, persévérer, aussi traduit par: lutter avec Dieu. Dans le texte biblique, la curiosité, c’est le «heh», ajouté aussi bien à Saraï qu’à Abram devenu Abraham. Ce caractère marque-t-il l’égalité de l’inspiration? Avant la lettre! Avec la lettre! Bref, le nom d’un fils légitime est donné: il s’appellera Isaac. Il n’aura pas de nom corrigé car déjà porteur de signification:»il rira». Tout se tient, Abraham avait ri de son âge avancé: «Un enfant naîtrait-il à un homme de cent ans?» Sara(h) avait ricané: comment enfanter à nonante ans? L’enfant va sourire comme tout nouveau-né, mais la jeunesse d’Isaac en rira! L’alliance se prolonge avec Isaac, l’héritier d’une promesse perpétuelle. Le signe de cette alliance est la circoncision. Un nouveau cycle de récits est survenu.
Prière: Seigneur, puisse notre alliance résister au mal!  

Référence biblique : Genèse 17, 15 - 27

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