Dimanche 29 mars 2015

Psaume 40


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J’espérais tant l’Eternel… Il me fait remonter de la fosse de destruction, du limon, du bourbier. Il me fait prendre pied sur du solide, affermit mes pas sur le roc.

Le petit âne encore «vierge» de tout sommier, que l’on destine à Jésus pour son entrée solennelle dans la semaine de la Passion, évoque le chant «nouveau» que le Seigneur met dans la bouche du malheureux qui l’implore (4). Pourtant, la fosse! Son ombre plane dans ce psaume: celle de la tombe, celle des amis qui trahissent et, comme ici, celle du péché qui submerge (12-13). La fenêtre doublement géminée de notre psaume – reconnaissance en pleine détresse et appel au secours gonflé d’espérance – laisse entrevoir ces trois effrois. Je ne peux compter tes merveilles et tu refuses les cadeaux. Double frustration: toi seul peux (te) sacrifier et offrir sans compter. Elles passent inaperçues, ces délivrances liées au tissu de nos jours: on ne voit plus qu’elles sont de Dieu à force de nous en croire les artisans. Faire quelque chose pour Dieu (7)? Dites simplement: «Me voici! Je viens, je prends plaisir en toi!» Alors toute ma vie – non seulement mes paroles – devient humble témoignage.
Prière: «Vous verrez un petit âne attaché à une corde. Personne ne s’est encore assis sur lui. Détachez-le et amenez-le ici.» (Mc 11,1-10) «Ne faites rien pour passer devant les autres. Au contraire, soyez simples et pensez que les autres sont meilleurs que vous.» (Ph 2,3-11)  

Référence biblique : Psaumes 40

Commentaire du 30.03.2015
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