Lundi 3 août 2015

Appelés par le Christ (Matthieu 9,9-13)


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Dans un train, deux jeunes écoutaient de la musique à fort volume. Les critiques n’ont pas tardé: “Ils exagèrent, aucun respect, comment ont-ils été éduqués?” L’un de nous suggéra d’aller leur parler. Notre réaction fut: “Cela ne sert à rien, ils sont comme cela, on ne va pas les changer!” Il y alla quand même et s’assit auprès d’eux, leur expliqua gentiment qu’ils dérangeaient tout le wagon… peu après, le volume baissa, et on entendit: «Pas de problème, excusez-nous, m’sieur!» Nous nous sommes regardés, penauds. Il est si facile d’enfermer les gens dans des catégories toutes faites! C’est ce que semble reprocher Jésus aux pharisiens qui le prennent pour cible. L’enjeu n’est pas de savoir s’il faut manifester de la sympathie pour les pécheurs… mais quelle attitude avoir envers ceux que l’on considère comme tels. Quand quelqu’un est malade physiquement, on l’emmène voir le médecin. Quand quelqu’un est «malade» spirituellement, faut-il le laisser dans cet état? Ou faire le nécessaire pour changer cet état de fait? C’est vers eux que le Père l’a envoyé: pour que personne ne reste enfermé dans une situation sans issue. Jésus ne cautionne pas leur attitude. Il les appelle à suivre son enseignement, à changer de comportement. Nous ne pouvons pas changer les gens à leur place, mais nous pouvons aller vers eux, et dialoguer. C’est à cette ouverture que nous sommes à notre tour appelés.
Prière: Seigneur, donne-moi assez d’ouverture pour aller à la rencontre des autres; mais aussi assez d’ouverture envers moi-même pour croire que mon attitude peut faire la différence.  

Référence biblique : Matthieu 9, 9 - 13

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