La réforme institutionnelle, baptisée «Église 29» de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV), a été approuvée par un Synode quasi unanime en avril 2024 avec le plébiscite de 24 décisions majeures dites «pierres angulaires».
Cette ambitieuse réforme doit permettre à l’Église réformée vaudoise de mieux remplir sa Mission au service de toutes et tous au travers de structures administratives allégées et d’une proximité communautaire avec la population. Plus proche, plus dynamique, pour mieux transmettre une parole qui donne un sens à la vie, telle se synthétise l’ambition de cette réforme.
Les principes adoptés touchent trois domaines fondamentaux
Un destin commun rassembleur et bâtisseur
« Église 29 » sollicite, fédère et accompagne l’unité indispensable à une Église réformée vaudoise qui veut s’adapter, pour toujours être témoin de l'Evangile et poursuivre sa mission.
Co-construction
Dans une co-construction cohérente, seront notamment mis en œuvre les décisions suivantes :
- l’association étroite des paroisses à la direction de l’EERV
- une procédure de consultation des communautés
- l’instauration d’un droit de référendum afin d’éviter de faux consensus
- le développement des liens entre le Synode et les communautés
- l’amélioration du fonctionnement du Synode et du Conseil synodal afin d’optimiser la collaboration entre ces deux organes
- les membres du Synode travaillent davantage en lien avec les lieux desquels ils sont les délégués
- la responsabilité hiérarchique du Conseil synodal sur les 4 Offices (Chancellerie, Finances, Information et Communication, Ressources humaines) et les 2 Services (Formation et Vie communautaire, Diaconie et Monde) qui sont dotés d’une commission.
Où nous en sommes aujourd'hui
- Les modifications réglementaires liées à la gouvernance sont en cours d’adoption.
- Le travail sur la théologie des ministères avance, avec un premier rapport adopté au Synode fin 2025.
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La réorganisation ecclésiale se construit progressivement, à travers un travail commun entre paroisses, lieux d’Église et groupes régionaux.
La validation finale est prévue en 2028, pour une entrée en vigueur en été 2029.
FAQ
Questions fréquentes
Qu’est-ce que cela change pour ma paroisse ?
Si la géographie change, la proximité reste assurée.
La réforme simplifie la structure administrative pour libérer du temps en faveur des cultes, projets et activités locales.
Les futures paroisses porteront les quatre domaines de la mission :
- Vie communautaire et cultuelle
- Formation et accompagnement
- Santé et solidarités
- Communication et dialogue
Les pôles permettent de soutenir et développer des projets forts à l’échelle locale.
Y aura-t-il encore des cultes ?
Oui.
Les cultes continuent et restent le rassemblement dominical central de la communauté.
Selon les réalités locales et les fréquentations, certains lieux ou rythmes pourront s’adapter, mais la proximité demeure une priorité.
L’enjeu est de garantir une présence durable et de renforcer la cohésion communautaire.
Qui décide ?
La réforme Église 29 se construit d’abord au niveau paroissial.
Les groupes de pilotage par région, composés de délégué·e·s des paroisses et des lieux d'Eglise, analysent les réalités locales et élaborent des propositions de regroupement.
Ces propositions sont ensuite discutées dans les assemblées de paroisse, consultées à chaque étape.
L'ensemble des lieux de l'EERV et des personnes qui s'y engagent participent aux réflexions.
Le Conseil synodal coordonne le processus et le Synode valide les décisions finales.
Quel est le rôle du Synode ?
Le Synode est l’assemblée législative de l’EERV.
Il :
- adopte les règlements qui définissent la nouvelle organisation,
- valide les décisions structurantes de la réforme,
- contrôle le travail du Conseil synodal,
- représente l’ensemble des paroisses du canton,
- garantit la cohérence de la réforme avec la mission de l’Église.
Il adoptera l'organisation finale en 2028 pour une entrée en vigueur en 2029.
Les temples et lieux de culte vont-ils fermer ?
Non.
La réforme ne prévoit aucune fermeture systématique.
Certains lieux sont déjà peu utilisés aujourd’hui ; la réorganisation permet d’ouvrir une réflexion sur leur usage et d’en imaginer de nouvelles formes en lien avec les communes:
lieux communautaires, projets spécifiques, activités jeunesse, espaces spirituels ou culturels.
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